Archives pour la catégorie Ecole de Rasano,

Premier jour de la Rentrée scolaire du deuxième et du troisième trimestre 2021

Ce lundi le 19 avril 2021 , sur tout le territoire rwandais, beaucoup d’enfants d’âge scolaire sont revenus timidement à l’école pour continuer leurs études.

Ces enfants et leurs instituteurs viennent de passer deux semaines en vacances de Pâques! Ceux de premier cycle commencent le deuxième trimestre, et le III trimestre pour les autres. Voilà une des conséquences de la Covid 19 sur l’éducation au Rwanda; l’année ne sera pas terminée en même temps!

PARTICIPATION DES ECOLIERS

Selon des rapports des différents directeurs des établissements voisins, la fréquentation n’est pas du tout satisfaisante! A Nyabigoma, par exemple, nous avons accecuilli146 seulement comparativement aux 325 enregistrés.

Jusqu’à présent, nous ne savons pas pourquoi! S’agit-il du problème de pauvreté ou du manque des besoins de première nécessité? Avec le communiqué envoyé aux familles et aux autorités locales, nous avons l’espoir que tous les enfants reviendront sans trop de retard.

Par contre, si certains enfants s’absentent , les finalistes, c’est-à-dire ceux du 6ième, participent activement parce qu’ils se préparent aux examens nationaux du 12 au 16 juillet 2021.

Ecoliers de sixième(finalistes)

Que Dieu nous aide à l’accomplissement de notre noble mission! « Imana Ibampere umugisha mwese! »(Et Que Dieu vous comble, à vous tous, de ses bénédictions)

Posté par UKURIKIYUMUKIZA D.

Des élèves bretons découvrent le RWANDA !!

Oui, tous les élèves du collège de l’Hermine à Plélan-le-Grand
ont découvert l’école Saint Dominique Savio de Nyabigoma
(Rasano-Rusizi) au RWANDA !

Une cour du collège de l’Hermine à Plélan-le-Grand

Quel bonheur que la directrice ait souhaité
mettre en place
une action solidaire pendant cette période de carême,
en partageant ce projet avec tous les enseignants,
et les élèves.

Voila la belle affiche !

Jacqueline L. et moi avons été
très bien accueillies au collège !
C’était un peu stressant pour nous deux,
car nous n’avons pas l’habitude
d’être devant un groupe de 75 jeunes !!
Mais nous étions heureuses de le faire
au nom de notre foi,
et pour transmettre un élan de générosité.

Collégiens dans la grande salle

Nous avons pu leur présenter très succinctement
« le pays aux mille collines » que nous avions visité
en août 2019.
Puis, de façon plus détaillée, l’école,
le directeur Jean de Dieu,
les élèves, et l’environnement.
Et surtout les travaux de la construction
d’une nouvelle classe en 2020, pendant le confinement.

La rentrée scolaire n’ayant eu lieu que mi-novembre 2020
(à cause du confinement ),
la classe était toute belle pour accueillir
de nouveaux enfants
avec de beaux pupitres fabriqués localement !

La joie des instituteurs a été vite comblée
par le nombre croissant d’enfants….
ils sont actuellement 338 pour 10 classes…
donc un peu plus nombreux qu’au collège de l’Hermine
(presque 300) !

Un peu trop serrés pour bien apprendre à l’école !

Un nouveau projet se dessine déjà pour 2021 :
une nouvelle construction …

Nous avons lancé un défi aux jeunes scolarisés à Plélan :
participer à cette action de solidarité
afin que les plus jeunes
petits rwandais puissent aller eux aussi à l’école
à la prochaine rentrée scolaire !

L’affiche se voit dès l’entrée au collège !

Nous comptons sur eux,
sur leur motivation pour convaincre
leur familles et leurs amis ou voisins
de participer à ce projet …
chacun y mettant sa petite « brique ».

Un grand merci à vous tous qui lirez ce blog,
soutenez les collégiens de Plélan,
encouragez-les pour que ce geste de solidarité les aide
à vivre toute leur vie dans cet esprit de partage !

Les filles en bleu, les garçons en kaki nous accueillent en chantant,
et fiers de nous montrer leur élevage de poules et de lapins !!

Posté par Catherine M.

DES CATASTROPHES NATURELLES À RASANO?

Géographiquement, plus on monte en altitude plus la température diminue. C’est pour cette raison que la région montagneuse de RASANO a toujours de la pluie torrentielle ; chaque fois elle tombe avec le vent ou sous forme d’un solide tas de grêle.

L’année passée 2020, notre région de Rasano a été totalement dévastée par cette sorte de précipitation. Les plantations de bananes, de maïs… ou les toitures de vieilles maisons, ont été complètement détruites.

Heureusement que les familles qui sont trop touchées, surtout celles qui ont perdu leurs maisons, ont reçu une aide de tôles octroyées et livrées par MINEMA (Ministry of Emergency Management = Ministère chargé de la Gestion des Urgences).

Dons des tôles aux sinistrés

ENFIN, LE SOURIRE AUX ENFANTS DE NYABIGOMA!

Parfois ces familles ont des enfants dans notre école. Grâce aux différents dons et messages de fraternité envoyés par Maman Céline (catéchiste française), les enfants de Nyabigoma ont retrouvé le sourire comme s’ils avaient rencontré le Père Noël ! Ce sont des dons distribués aux plus nécessiteux d’entre eux. Nous voulons vous exprimer leurs sincères remerciements.

Par contre, parmi les dix enfants qui ont commencé la correspondance avec leurs amis français, il y en a une qui répond au nom de IRAMBONA Sabine, qui est partie ailleurs, dans un autre établissement. Elle continue ses études à Bweyeye (à 40 km de Nyabigoma).

Que Dieu vous bénisse ! « Imana ibahe umugisha! »

Posté par Jean de Dieu UKURIKIYUMUKIZA

Œuvres Caritatives au sein de l’École primaire Nyabigoma

Dans cet article, je vais vous parler de la naissance de l’école primaire Nyabigoma, pourquoi elle se nomme NYABIGOMA A, et les œuvres caritatives qui sont la marque de son identité catholique.

LA NAISSANCE DE NYABIGOMA A

L’école primaire Saint Dominique Savio de NYABIGOMA A , est la seule école catholique (privée) dans le territoire administratif de BWEYEYE, District de RUSIZI.

Elle a été fondée en 2007 par le Père Protogène BUTERA quand il était Curé de la paroisse Sainte Mère de Dieu de Nyabitimbo. Il avait un double but : faciliter les enfants qui faisaient de longs trajets pour accéder à l’éducation et minimiser le taux d’abandon vu que les autres établissements scolaires étaient très loin des domiciles de ces enfants.

JALOUSIE OU CONCURRENCE ?

Les bonnes œuvres ne manquent pas de contre-succès ! Cette année 2007, les Protestants de l’EAR (Église Anglicane au Rwanda) avec le soutien d’un chef du Secteur administratif de BWEYEYE, appelé RUKUNDO Octave, ont commencé une propagande contre notre projet sous prétexte que les salles en planches ne seraient pas permises pour accueillir dignement les enfants. Ne servent-elles pas encore ?

Sans surprise, ils (Protestants) aussi commencèrent les travaux de construction de 3 salles de classes en briques cuites (en 2008). Ces travaux vite terminés, ils ont cherché à accueillir tous les enfants sans tenir compte de notre présence avant eux.

Quelle bataille ! C’est ici que le Père Protogène a invité les catholiques à montrer ou défendre la raison de leur espérance. La bataille semblait être gagnée, car nous avions eu le soutien inattendu de nombreux membres des autres confessions (Adventistes, Baptistes…)

Curieusement, cette année scolaire 2007/2008, celui qui était chargé de l’éducation dans le District de RUSIZI,
Mr Charles NTIBAZIYAREMYE, a décidé que ces deux établissements (à 500 m de distance l’un de l’autre) ouvrent les portes en même temps parce que gérés par deux confessions religieuses différentes.

Cela nous a montré un manque de discernement dans la prise de décision de ce dirigeant. En effet, ce qui n’était que jalousie pour certains, était simplement une belle concurrence ! C’est pour cela qu’il y a NYABIGOMA A (catholique) et NYABIGOMA B (protestant).

SITUATION ACTUELLE ET NOTRE CHARITÉ

Aujourd’hui, notre établissement scolaire compte 335 élèves (sur 370 attendus) répartis en deux cycles ; le premier commence en 1ère année jusqu’en 3ème année , soit 245 élèves et le second en 4ème jusqu’en 6ème année (fin du primaire) soit 90 élèves.

Dans les moments difficiles, nos écoliers ont l’habitude de s’entraider mutuellement. Chaque fois que l’un d’entre eux perd un membre de la famille, ils se réunissent et collectent autant de vivres qu’ils peuvent ; parfois ils utilisent leur force musculaire en allant cultiver ou sarcler les champs de l’éprouvé…

Visites chez l'élève éprouvé
Les élèves apportent de la nourriture à la maison de l’éprouvé

Par exemple, au début de ce mois de Février 2021, quand deux enfants (confrères) de même classe ont perdu leurs papas, nos écoliers ont pu collecter divers vivres pour les soutenir, leur rendre visite et leur montrer qu’ils sont avec eux dans ces dures épreuves.

La collecte des vivres pour la famille éprouvée
Une famille reçoit les dons des autres élèves

Autant d’œuvres caritatives qui deviennent de plus en plus la marque de l’identité vraiment catholique parce qu’elles touchent tous les enfants, sans distinction aucune. C’est peu de choses, mais c’est réconfortant. Parfois les bénéficiaires appartiennent aux autres confessions !

La collecte est bien répartie.
L’enfant d’autre confession bien entourée par les autres élèves.

Vous qui ne cessez de penser à nous,
nous vous confions à la Vierge Marie
notre Dame de la Route.

Bon temps de Carême à vous tous !

Posté par Jean de Dieu UKURIKIYUMUKIZA

BONNE FÊTE À JEAN DE DIEU ET À DOMINIQUE SAVIO

Oui, BONNE FÊTE à Jean de Dieu, le Directeur, et à Dominique Savio, le saint patron de la même école de Nyabigoma.
Tous les deux saints sont fêtés
le 8 et le 9 mars !

Mais qui était SAINT Jean de Dieu ?

João Cidade est né le 8 mars 1495 au Portugal, au sein d’une famille pauvre. À l’âge de 8 ans, il suit un voyageur qui va à Madrid. Mais il se perd, et trouve refuge chez un berger.

À l’âge de 28 ans, il s’engage dans l’armée espagnole et participe à de nombreuses guerres. Mais il suit ses camarades débauchés et recherche la gloire et les plaisirs.

Puis, à 40 ans, il se met à travailler comme tailleur de pierre, et aide, avec ses maigres revenus, une famille noble portugaise qui vivait ruinée. Plus tard il devient vendeur ambulant de livres, et s’installe à Grenade pour ouvrir une petite librairie. C’est là qu’il eut ses premiers contacts avec des livres religieux.

Conversion et asile

À l’âge de 42 ans, il écoute un sermon de St Jean d’Avila, par curiosité. Il est bouleversé et se convertit. Il se détache de tous ses biens, s’habille comme un misérable et passe ses journées dans la prière et la mortification. La population le prend pour un fou.

Jean décide de vivre parmi les fous et les indigents. Et consacre sa vie à les servir.

Fondation

Son amour des pauvres le pousse à fonder son propre asile, selon des conceptions très hardies pour son temps. Il est considéré comme le précurseur de l’hôpital moderne. Il parcourt la ville pour mendier des aliments.

Saint Jean de Dieu et les malades

Il n’est alors plus considéré comme un fou mais respecté par la population et les autorités ecclésiastiques, au point qu’on le surnomme Jean de Dieu. Des disciples affluent, et une communauté se crée, qui deviendra l’Ordre des Hospitaliers.
Jean de Dieu épuisé par sa vie de pénitences et de service
meurt le 8 mars 1550.

Vénération


Au terme de l’enquête canonique, il est proclamé bienheureux en septembre 1630. Et, après la reconnaissance de 2 miracles, il est proclamé saint
le 16 octobre 1690.
Il est vénéré aujourd’hui comme Saint et donné pour patron aux malades et aux professionnels du soin.
Il est fêté le 8 mars.

Alors bonne fête à Jean de Dieu,
le directeur de Saint Dominique Savio!!

Et qui était SAINT Dominique Savio ?

Il a donné son nom à l’école de Nyabigoma au Rwanda , mais il a aussi donné son nom à un établissement pour enfants, à Rennes, en Bretagne !!

Vous ne le saviez pas ? Le centre aéré Dominique Savio de Rennes a ouvert ses portes à la fin des années 1950. Il a été inauguré quelques années après cette canonisation.
Il accueille des très nombreux enfants pendant les vacances scolaires !

Centre Dominique Savio de RENNES

Dominique Savio est né en Italie, au printemps 1842. Son papa est forgeron et sa maman est couturière. Ils sont très pieux. Dominique sera baptisé le soir même de sa naissance. Il est l’aîné de cette famille de dix enfants.

Un enfant doux et de grande joie

Dominique est un enfant simple, très doux. Sa maman lui apprend à prier, elle lui lit les Évangiles, la vie de Jésus et celle de ses premiers disciples.

Et son garçon l’accompagne à la messe. L’abbé de leur paroisse est émerveillé devant le recueillement de Dominique, et propose qu’il devienne enfant de chœur. C’est une grande joie pour Dominique.

À sept ans, il reçoit, sa Première communion, le jour de Pâques. Quel bonheur pour lui !
Il décide deux choses : « Jésus et Marie seront mes amis pour toujours. Je préfère mourir plutôt que de commettre un péché. »

Ce n’est pas facile mais tout son cœur désire cela, il sait que Dieu le voit. Dominique grandit. Son esprit se développe.

– Papa, maman ! demande-t-il à ses parents, j’aimerais aller à l’école.

– Mon enfant, lui dit sa maman, c’est à quatre kilomètres d’ici. Il te faudra faire ce trajet quatre fois par jour… cela fait seize kilomètres, te rends-tu bien compte ? – Ce n’est pas grave maman, insiste Dominique. J’en suis capable, je suis décidé.

C’est assez habituel pour les enfants à Nyabigoma !!
qui font aussi plusieurs km chaque jour !

La région d’enfance de Dominique est vallonnée, et les routes ne sont pas sûres.– Je ne suis pas seul, dit le garçon, je suis avec Jésus.

Sacrifice pour l’amour des autres


Un jour, alors que le maître avait le dos tourné, quelques camarades mirent un seau de neige et de pierres dans le poêle chauffant la classe. La neige fondit et le sol fût inondé.
– Qui a fait cela ? gronda le maître, fâché. – C’est Dominique, répondent en chœur les mauvais garnements. Bien sûr, c’est faux. Mais Dominique ne dit rien. Il se laisse punir.
Le lendemain, le maître dit à Dominique de venir près de lui puis l’interrogea : – Pourquoi n’as-tu rien dit lorsque je t’ai accusé ?– Je ne voulais pas que ceux qui ont fait cela soient renvoyés de l’école. Et puis, Jésus aussi a été accusé à tort. Je suis heureux par cette occasion de me rapprocher de lui.

Plus tard, à 12 ans, Dominique rencontre un prêtre extraordinaire. Il s’appelait Don Bosco. Il avait fondé une école pour les enfants pauvres,
le Valdocco, à Turin.

Le maître d’école de Dominique connaissait bien Don Bosco. Il lui parla alors de son brillant élève. Si Dominique pouvait étudier dans son école, quelle chance ce serait pour lui ! Don Bosco fut étonné par sa mémoire extraordinaire. C’était décidé : il emmènerait Dominique. Dans cette école, Dominique étudia, pria et joua avec entrain. Tous les soirs, Don Bosco parlait de Dieu.

– Veux-tu devenir saint, comme le demande l’apôtre Paul ?
– Oui, je le désire vivement.
Don Bosco comprit qu’il avait affaire à un garçon décidé, qui brûlait de Foi. – Dieu vous appelle tous à être saints, enseignait Don Bosco aux enfants. C’est pourquoi Dominique est émerveillé.
– Aidez-moi à devenir saint, s’il vous plaît, padre.
Sois joyeux, prie, étudie et fais du bien aux autres. C’est tout. Et c’est déjà beaucoup. Ainsi Dominique voulait devenir un Saint…
Avec quelques amis, il fonda « la Compagnie de Marie Immaculée », pour s’entraider à prier, à grandir dans la Foi.

Mais Dominique n’avait pas une bonne santé. À 15 ans, il tomba gravement malade. Ses parents vinrent le chercher pour le soigner à la maison. – Adieu, cher Don Bosco, et vous, tous mes amis. Priez pour moi, je prierai pour vous !

Il retrouva tout de même avec joie sa famille, ses parents, ses sœurs et frères. Le bon air de la campagne lui fit du bien. Malgré tout, la maladie s’aggrava.

Le 9 mars 1857, Dominique ferma pour toujours ses yeux magnifiques, entouré de ceux qu’il aimait.

Cent ans après ses humbles aventures, Dominique fût reconnu saint.
Il fut canonisé en 1954 et a été proclamé patron des petits chanteurs et des jeunes délinquants parce qu’il aidait ses camarades à retrouver le chemin de l’Évangile.

Un bon exemple pour les jeunes

« La conduite de Dominique, conclut Don Bosco, doit servir d’exemple à tous les enfants chrétiens.
C’est ainsi qu’ils doivent agir.
N’oublions pas non plus que le premier devoir d’un vrai disciple de Jésus-Christ est de pardonner toujours,

même à ses ennemis.»

Tout ceci est un beau programme pour les enfants de Nyabigoma !!
Qu’ils deviennent saints…
Bonne fête à toute l’école !

Posté par Catherine M.

EXPANSION DES ÉCOLES CATHOLIQUES A RASANO

J’ai beaucoup apprécié vos témoignages sur RASANO que certains d’entre vous ont visité. Comme plusieurs articles soulignent votre attachement aux valeurs transmises par les écoles catholiques et votre amour pour les enfants qui y sont éduqués, j’ai voulu tracer succinctement l’histoire d’une telle éducation dans notre région.

Quid de notre paroisse?

La Paroisse de Rasano est créée le 20 juillet 2012. Elle comprend 3 Centrales(équivalant des clochers): Gasumo , Bweyeye et Rasano. Elle compte 74 Communautés Ecclésiales de Base(CEB). La population totale est de 26.792 (2020) habitants dont 22.7% de catholiques(6.198). La majorité a moins de 15 ans.

Population de RASANO
Jeune population de RASANO(2017)

Notre Paroisse se situe , administrativement, dans le District de RUSIZI(Ouest du Rwanda), dans les deux Secteurs (Imirenge) BWEYEYE(à l’Est) et BUTARE (à l’Ouest). Ces deux Secteurs comptent sept Cellules (Utugari) qui sont :Nyamuzi, Gikungu, Kiyabo , Murwa (là où il y a l’EP NYABIGOMA ) et Rasano (là où il y a le siège de la Paroisse).

Les deux autres Cellules (Nyamihanda et Rwambogo )se trouvent dans le Secteur de BUTARE. Les fidèles catholiques de notre Paroisse sont ainsi éparpillés au sein des 36 Villages (Imidugudu)dont la grande partie(au Nord)est entourée par la forêt naturelle de NYUNGWE(Parc National).

A son commencement, il était

En parlant de cette expansion, nous ne pouvons pas oublier que c’est le Père Protogène qui a préparé le terrain et entamé les travaux de la nouvelle Paroisse ( en 2006) en construisant l’habitation de Prêtres(presbytère). De plus, il a mobilisé les parents pour envoyer leurs enfants à l’école. Il a toujours dit aux natifs de RASANO qu’ils sont capables de changer leur région s’ils travaillent ensemble.

Les forces vives de Nyabigoma
P.Protogène avec les gens de Nyabigoma(2019)

Par cette mobilisation, il a construit trois établissements scolaires : Ecole Primaire Sainte Thérèse de Lisieux de BAYUMBA , École primaire Saint Casimir de NYAMIHANDA et , par après, École primaire Saint Dominique Savio de NYABIGOMA A , toujours dans la Paroisse de RASANO.

L’éducation comme clé du développement

En général, seuls les gens qui ont fréquenté l’école sont très préoccupés du développement de leur région. Ils le font mieux s’ils sont croyants, et davantage s’ils sont catholiques!

Dans ce sens , le Père Protogène BUTERA a joué un rôle très important dans l’expansion de l’enseignement catholique dans notre région appelée UBUSOZO, quand il était notre Curé ( Paroisse Nyabitimbo qui englobait l’actuelle Paroisse de Rasano, une petite partie de la Paroisse Mashyuza et de Nyakabuye) , donc une étendue terrestre qui est au bord de la rivière Rubyiro(frontière avec le BURUNDI).

En ces temps-là, il a renouvelé les salles de classes, car il savait pertinemment que l’enfant apprend mieux quand il est dans un milieu adéquat. En dehors de réhabilitation de salles de classes , il a construit de nouvelles salles de classes dans toute la paroisse. C’est lui qui a amené pour la première fois les jardins ( beautification) dans nos écoles .

L’exemple est contagieux

Il est étonnant d’entendre les responsables de l’établissement scolaire de Runyovu pour l’EMLR ( Église Méthodiste Libre du Rwanda ) le remercier car , profitant de son engagement pour l’ouverture de l’école de Nyabigoma , ils ont aussi commencé la leur. Son exemple a été donc contagieux!

Parmi ces écoles construites par l’Abbé Protogène, il y en a une qui, au début de cette année 2021, devient une école secondaire avec un cycle inférieur(=collège). Il s’agit du Groupe Scolaire Saint Casimir de Nyamihanda.

On ne sait quelle récompense octroyer à notre bon pasteur, l’Abbé Protogène , pour sa contribution à l’éducation dans notre région des montagnes et éloignée de toutes infrastructures essentielles.

Que Dieu qui l’a choisi le bénisse ! Et vous tous qui continuez de soutenir RASANO, je vous confie à notre Mère de Kibeho.

Posté par Jean de Dieu UKURIKIYUMUKIZA/Rasano.

Rentrée pour tous les primaires à RASANO!

Depuis le 18 janvier 2021, tous les enfants des 5 années de primaire peuvent retourner à l’école au Rwanda.

L’épidémie de covid avait entrainé la fermeture des écoles primaires depuis mars 2020; seuls les élèves de quatrième et cinquième année (primaire) avaient pu reprendre les cours, courant novembre.

Beaucoup d’enfants n’étaient malheureusement pas revenus à l’école de Nyabigoma, mais le directeur de l’école a fait le tour des familles afin qu’elles scolarisent leurs enfants.

L’école compte désormais 325 élèves (sur 400 attendus).

Dont114 élèves en première année: 42 nouveaux écoliers et 72 élèves qui avaient déjà voulu commencer l’année dernière.

Classe de première année (les pupitres ne suffisent pas encore).

Classe de deuxième année

Classe de troisième année

Les enfants de ces 3 premiers niveaux ne vont à l’école que le matin ou l’après midi, et non pas toute la journée.

De plus, il y a beaucoup de nouveaux professeurs, pleins de bonne volonté mais qui manquent parfois de formation d’enseignants.

Le directeur de l’école à donc beaucoup de travail pour leur remise à niveau et leur intégration, surtout qu’il y en a qui viennent des autres régions lointaines.

UNE NOUVELLE BEAUCOUP MOINS GAIE….

Certains des enfants de l’école viennent de perdre leur papa. Les écoliers ont donc organisé une collecte de vivres pour soutenir cette famille endeuillée. Quelle solidarité! Quelle entraide!

Solidarité pour la famille endeuillée

Nous qui sommes si loin en France, nous ne pouvons pas faire pareil! Que nos prières accompagnent cette famille afin que notre Seigneur les soutienne dans cette épreuve.

ENFIN COTE METEO…..

Au Rwanda, c’est la saison des grandes pluies!

Espérons qu’elles soient moins intenses que l’année dernière, où de fortes précipitations avaient entrainé de nombreux dégâts et pertes humaines….

Posté par Céline D.

Un autre regard pour une Église universelle !

Le jeudi 25 juillet 2019, après avoir participé à la célébration de 6 h 30, présidée par Mgr d’Ornellas à la Cathédrale de Cyangugu, et prié sur la tombe de Mgr Jean Damascène BIMENYIMANA (décédé le 11 mars 2018),

Eglise cathédrale de Cyangugu

je décide d’aller dans le groupe qui va se rendre à l’école NYABIGOMA(Paroisse de RASANO), pendant qu’un autre groupe se rend à l’hôpital de MIBILIZI.

En effet, je suis catéchiste. Aller au contact des enfants et voir une école rwandaise m’enthousiasme. Je pars avec de l’excitation mais aussi un peu d’appréhension.

J’ai conscience que ce voyage n’est pas un voyage ordinaire, c’est un voyage extraordinaire.

Les différentes rencontres organisées, ce peuple rwandais si accueillant, ce pays si varié avec ses richesses géographiques , climatiques et humaines m’imprègnent progressivement …

Symboles de la création et de la croissance

A Rasano, nous ne sommes pas seulement accueillis par le rythme du djembé, mais aussi les danses et les chants !

Ecoliers de Rasano à notre rencontre

Les enfants viennent à notre rencontre en portant dans leurs mains des animaux(achetés grâce l’aide financière envoyée au printemps 2019). Cela signifie la croissance, une évolution bienfaisante de leur vie.

Pour certaines familles rwandaises, il est difficile financièrement de scolariser leurs enfants. Ceux qui n’ont plus de parents sont confiés à d’autres personnes de la famille. Aucun enfant n’est livré à lui-même. Aucun enfant n’est seul.

Comme par hasard, j’avais mis dans mes bagages, des ballons et des bonbons. Que les enfants ont beaucoup apprécié les ballons !

Don des ballons
Bonbons pour les enfants

Partage et fraternité

Nous sommes entrés dans une classe bondée d’enfants. Je leur partage mon petit mot que j’avais préparé sur la fraternité :

« Pour vivre en frère, il faut savoir écouter et entendre le souffle de la terre, se mettre à l’écoute de son frère; Pour vivre en frère, il faut regarder la beauté de la Création et voir le Christ dans chacun de nos frères

Pour vivre en frère, il faut ouvrir son cœur très grand, y placer l’Amour de Dieu et vivre à l’unisson avec son prochain au rythme d’un même battement de cœur. »

En signe de cet amour, je dois remettre une enveloppe de notre groupe dans laquelle il y a de l’argent. Cet argent permettra de répondre un peu aux besoins de l’école.

Cette enveloppe est très lourde de sens. Oui, leur dis-je, il y a de l’argent lié aux dons et à la vente de porte-clés et de gâteaux par les enfants catéchisés et des adultes (chez nous, en Bretagne ).

Elle est lourde, car nous y avons déposé toute l’attention, l’amitié de chacun pour chacun des enfants ici et chacun de vous.

Elle est lourde, car elle porte la fraternité, notre fraternité pour chacun de vous. »

Pour une vie d’après

Chaque moment passé avec mes frères rwandais m’a donné une compréhension nouvelle et un contenu riche de l’« être en Église Universelle ».

Or, tel que je l’ai appris, la vie des Rwandais est basée sur ce proverbe : « Vivre, c’est être-avec » (« kubaho ni ukubana ») . Vous devinez que le prochain, l’autre, fait partie de leur vie.

Et c’est leur coutume, après un discours, de formuler ce souhait : « Mugire amahoro y’Imana »(Que la paix de Dieu soit avec vous). Tel est aussi notre souhait pour ces enfants, leurs parents et tout le Rwanda.

Dansons tous ensemble, après la grande fête de l’ordination.

Témoignage de Jacqueline L.

ORDINATIONS ET LA SUITE DE LA RENTRÉE…

Monseigneur Célestin et ses 6 nouveaux prêtres

Ça y est, ce dimanche 22 novembre, le diocèse de Cyangugu compte
6 nouveaux prêtres ! L’ordination a eu lieu à l’église cathédrale.

Que nos prières les accompagnent en ce beau début de chemin …

LES ENFANTS 4ème ANNÉE DE L’ ÉCOLE DE NYABIGOMA

École de Nyabigoma

Après les 5 et 6ème année début novembre, c’est au tour des enfants de 4ème année de primaire de faire leur rentrée après plus de 7 mois sans cours.

Malheureusement là aussi des enfants manquent à l’appel …

Posté par Céline D.

Comment le Rwanda est devenu mon pays de cœur….

Muraho (voici votre premier mot en kinyarwanda, il signifie « bonjour  » ! )

Tout a commencé au printemps 2017, Père Protogène était le prêtre de notre paroisse(Saint Aubin d’Aubigné) et il m’a proposée de commencer une correspondance entre quelques écoliers Rwandais et les enfants du groupe de catéchisme que j’animais.

Je ne m’imaginais jamais les rencontrer un jour….

Père Protogène a porté nos courriers à nos correspondants lors de son séjour à l’été 2017, et il nous a rapporté leurs réponses.

Mais la distance a rendu les échanges compliqués et je ne connaissais pas encore Whatsapp!

Quelle ne fut donc pas ma surprise lorsque qu’un soir de janvier 2019, Père Protogène m’a proposé de participer à un pèlerinage dans son pays , qui plus est, en compagnie de notre archevêque! (le mois d’avril était encore loin, ce ne devait pas être une blague…)

J’ai tout de suite dit « yego » (second mot en Kinyarwanda, qui signifie « oui »).

Ce n’était pas dans mes habitudes de partir si loin, mais je pense que c’est une chance de découvrir un pays avec un guide local , loin des clichés touristiques.

Je n’avais pas de grandes appréhensions, à part le trajet en avion (8 heures coincée dans une boite de conserve qui vole…).

Et voilà ensuite arrivée à Kigali, 3 heures de route goudronnée, 1000 virages et 3 heures de piste dans la poussière rouge et une forêt sans habitants, nous avons découvert un village sorti de nulle part.

Et au bout du village une école, les enfants nous ont réservé un accueil très joyeux tout en musique, accompagné de lapins et de poules (vivants et en pleine forme).

Mes 10 correspondants Rwandais

Ce fut un moment très émouvant, beaucoup d’autres allaient suivre durant ce pèlerinage.

Alors, si un jour Père Protogène vous invite à la découverte de son pays, n’hésitez pas, dites oui!

Posté par Céline D.