Citations

BONNE FÊTE À JEAN DE DIEU ET À DOMINIQUE SAVIO

Oui, BONNE FÊTE à Jean de Dieu, le Directeur, et à Dominique Savio, le saint patron de la même école de Nyabigoma.
Tous les deux saints sont fêtés
le 8 et le 9 mars !

Mais qui était SAINT Jean de Dieu ?

João Cidade est né le 8 mars 1495 au Portugal, au sein d’une famille pauvre. À l’âge de 8 ans, il suit un voyageur qui va à Madrid. Mais il se perd, et trouve refuge chez un berger.

À l’âge de 28 ans, il s’engage dans l’armée espagnole et participe à de nombreuses guerres. Mais il suit ses camarades débauchés et recherche la gloire et les plaisirs.

Puis, à 40 ans, il se met à travailler comme tailleur de pierre, et aide, avec ses maigres revenus, une famille noble portugaise qui vivait ruinée. Plus tard il devient vendeur ambulant de livres, et s’installe à Grenade pour ouvrir une petite librairie. C’est là qu’il eut ses premiers contacts avec des livres religieux.

Conversion et asile

À l’âge de 42 ans, il écoute un sermon de St Jean d’Avila, par curiosité. Il est bouleversé et se convertit. Il se détache de tous ses biens, s’habille comme un misérable et passe ses journées dans la prière et la mortification. La population le prend pour un fou.

Jean décide de vivre parmi les fous et les indigents. Et consacre sa vie à les servir.

Fondation

Son amour des pauvres le pousse à fonder son propre asile, selon des conceptions très hardies pour son temps. Il est considéré comme le précurseur de l’hôpital moderne. Il parcourt la ville pour mendier des aliments.

Saint Jean de Dieu et les malades

Il n’est alors plus considéré comme un fou mais respecté par la population et les autorités ecclésiastiques, au point qu’on le surnomme Jean de Dieu. Des disciples affluent, et une communauté se crée, qui deviendra l’Ordre des Hospitaliers.
Jean de Dieu épuisé par sa vie de pénitences et de service
meurt le 8 mars 1550.

Vénération


Au terme de l’enquête canonique, il est proclamé bienheureux en septembre 1630. Et, après la reconnaissance de 2 miracles, il est proclamé saint
le 16 octobre 1690.
Il est vénéré aujourd’hui comme Saint et donné pour patron aux malades et aux professionnels du soin.
Il est fêté le 8 mars.

Alors bonne fête à Jean de Dieu,
le directeur de Saint Dominique Savio!!

Et qui était SAINT Dominique Savio ?

Il a donné son nom à l’école de Nyabigoma au Rwanda , mais il a aussi donné son nom à un établissement pour enfants, à Rennes, en Bretagne !!

Vous ne le saviez pas ? Le centre aéré Dominique Savio de Rennes a ouvert ses portes à la fin des années 1950. Il a été inauguré quelques années après cette canonisation.
Il accueille des très nombreux enfants pendant les vacances scolaires !

Centre Dominique Savio de RENNES

Dominique Savio est né en Italie, au printemps 1842. Son papa est forgeron et sa maman est couturière. Ils sont très pieux. Dominique sera baptisé le soir même de sa naissance. Il est l’aîné de cette famille de dix enfants.

Un enfant doux et de grande joie

Dominique est un enfant simple, très doux. Sa maman lui apprend à prier, elle lui lit les Évangiles, la vie de Jésus et celle de ses premiers disciples.

Et son garçon l’accompagne à la messe. L’abbé de leur paroisse est émerveillé devant le recueillement de Dominique, et propose qu’il devienne enfant de chœur. C’est une grande joie pour Dominique.

À sept ans, il reçoit, sa Première communion, le jour de Pâques. Quel bonheur pour lui !
Il décide deux choses : « Jésus et Marie seront mes amis pour toujours. Je préfère mourir plutôt que de commettre un péché. »

Ce n’est pas facile mais tout son cœur désire cela, il sait que Dieu le voit. Dominique grandit. Son esprit se développe.

– Papa, maman ! demande-t-il à ses parents, j’aimerais aller à l’école.

– Mon enfant, lui dit sa maman, c’est à quatre kilomètres d’ici. Il te faudra faire ce trajet quatre fois par jour… cela fait seize kilomètres, te rends-tu bien compte ? – Ce n’est pas grave maman, insiste Dominique. J’en suis capable, je suis décidé.

C’est assez habituel pour les enfants à Nyabigoma !!
qui font aussi plusieurs km chaque jour !

La région d’enfance de Dominique est vallonnée, et les routes ne sont pas sûres.– Je ne suis pas seul, dit le garçon, je suis avec Jésus.

Sacrifice pour l’amour des autres


Un jour, alors que le maître avait le dos tourné, quelques camarades mirent un seau de neige et de pierres dans le poêle chauffant la classe. La neige fondit et le sol fût inondé.
– Qui a fait cela ? gronda le maître, fâché. – C’est Dominique, répondent en chœur les mauvais garnements. Bien sûr, c’est faux. Mais Dominique ne dit rien. Il se laisse punir.
Le lendemain, le maître dit à Dominique de venir près de lui puis l’interrogea : – Pourquoi n’as-tu rien dit lorsque je t’ai accusé ?– Je ne voulais pas que ceux qui ont fait cela soient renvoyés de l’école. Et puis, Jésus aussi a été accusé à tort. Je suis heureux par cette occasion de me rapprocher de lui.

Plus tard, à 12 ans, Dominique rencontre un prêtre extraordinaire. Il s’appelait Don Bosco. Il avait fondé une école pour les enfants pauvres,
le Valdocco, à Turin.

Le maître d’école de Dominique connaissait bien Don Bosco. Il lui parla alors de son brillant élève. Si Dominique pouvait étudier dans son école, quelle chance ce serait pour lui ! Don Bosco fut étonné par sa mémoire extraordinaire. C’était décidé : il emmènerait Dominique. Dans cette école, Dominique étudia, pria et joua avec entrain. Tous les soirs, Don Bosco parlait de Dieu.

– Veux-tu devenir saint, comme le demande l’apôtre Paul ?
– Oui, je le désire vivement.
Don Bosco comprit qu’il avait affaire à un garçon décidé, qui brûlait de Foi. – Dieu vous appelle tous à être saints, enseignait Don Bosco aux enfants. C’est pourquoi Dominique est émerveillé.
– Aidez-moi à devenir saint, s’il vous plaît, padre.
Sois joyeux, prie, étudie et fais du bien aux autres. C’est tout. Et c’est déjà beaucoup. Ainsi Dominique voulait devenir un Saint…
Avec quelques amis, il fonda « la Compagnie de Marie Immaculée », pour s’entraider à prier, à grandir dans la Foi.

Mais Dominique n’avait pas une bonne santé. À 15 ans, il tomba gravement malade. Ses parents vinrent le chercher pour le soigner à la maison. – Adieu, cher Don Bosco, et vous, tous mes amis. Priez pour moi, je prierai pour vous !

Il retrouva tout de même avec joie sa famille, ses parents, ses sœurs et frères. Le bon air de la campagne lui fit du bien. Malgré tout, la maladie s’aggrava.

Le 9 mars 1857, Dominique ferma pour toujours ses yeux magnifiques, entouré de ceux qu’il aimait.

Cent ans après ses humbles aventures, Dominique fût reconnu saint.
Il fut canonisé en 1954 et a été proclamé patron des petits chanteurs et des jeunes délinquants parce qu’il aidait ses camarades à retrouver le chemin de l’Évangile.

Un bon exemple pour les jeunes

« La conduite de Dominique, conclut Don Bosco, doit servir d’exemple à tous les enfants chrétiens.
C’est ainsi qu’ils doivent agir.
N’oublions pas non plus que le premier devoir d’un vrai disciple de Jésus-Christ est de pardonner toujours,

même à ses ennemis.»

Tout ceci est un beau programme pour les enfants de Nyabigoma !!
Qu’ils deviennent saints…
Bonne fête à toute l’école !

Posté par Catherine M.